Engadine3

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Centres d’intérêt: La lecture des magazines sur les questions de sociétés; les documentaires télévisuels; les émissions sur les littératures et les débats politiques, la poésie, la marche solitaire dans la forêt, la contemplation du lac et des paysages sauvages, etc.

Films préférés: Je n’ai pas d’artistes « cultes ». J’aime les romans adaptés à l’écran.

Goûts musicaux: Le blues avec Gary Moore; toutes les variations possibles de la musique ouest-africaine; Mike Oldfield; Salvatore Adamo (idole d’enfance) et la rumba congolaise (pour sa poésie).

Livres préférés : Ceux de Richard Matheson; les romans de Amélie Nothomb; les nouvelles de Michel Déon; les valeurs sûres de la littérature française (Rimbaud, Baudelaire, Gide, Mallarmé); la poésie du monde, etc.

Mes publications

defilenexilDes Noirs africains qui prennent le chemin d’exil, il y a ceux qui choisissent l’Europe. Une fois dans les pays d’accueil, quels traitements reçoivent-ils ?

On connaît l’après de tout long périple des exilés qui fuient leurs pays vers des destinations incertaines. C’est de cette existence que le recueil de nouvelles « De fil en exil » s’inspire. Il s’agit du vécu de ceux qui ont osé franchir le Rubicon et qui n’ont plus d’espace déterminé. Contraints de diluer leur identité dans la culture de la population autochtone, ils doivent coexister avec des collectivités distinctes sur les plans culturels et cultuels. « De fil en exil » met en exergue des personnages qui ont en commun d’être repoussés par les indigènes. Plongés dans les arcanes des paysages européens, ces condamnés à l’exil essaient de s’affirmer dans un contexte difficile de l’immigration. Les illusions nourries, au départ de leurs pays d’origine, d’une Europe bienveillante, font place au désenchantement. Les réalités qu’ils trouvent dans le pays d’accueil ne sont pas toujours taillées à leur mesure. Les rêves d’avant s’amenuisent comme peau de chagrin au contact d’une série de parasites qui raturent les rapports humains. De fil en exil. Editions l’Harmattan. Collection Encres Noires. Broché. IMMIGRATION, INTERCULTUREL LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES AFRIQUE NOIRE ISBN : 978-2-343-07111-4 • novembre 2015 • 124 pages. 14 euros.

cikuru_couvertureCe recueil est une somme de cinq nouvelles inscrites dans une quête aux couleurs contemporaines. Les personnages du recueil font repentance pour les irrégularités dont ils sont responsables, dans le réel ou dans l’imaginaire.

L’homme qui courait devant sa culpabilité décrit le quotidien d’un cordonnier, d’un riche dispendieux, d’un chercheur d’emploi, d’une femme frappée de stérilité et d’un agent de renseignement zélé sous une dictature. Des textes qui se suivent, chacun dans un enchaînement d’actions, de rebondissements répondant aux caractéristiques qu’exige toute Nouvelle : peu de personnages ; une réalité psychologique moins développée que dans un roman ; une chute surprenante. Par ce premier recueil, l’auteur fait son entrée dans la grande famille des nouvellistes francophones de notre temps. « Ce recueil est une suite de Nouvelles qui se font écho. Elles s’inspirent de faits réels, dans une ville, Bukavu (RDCongo), qui m’a vu naître, autour des personnages fictifs, sur un thème qui s’est imposé à lui-même au fil de l’écriture : la culpabilité. J’avais envie de raconter des histoires au nom d’une douce nostalgie et renouer le fil avec une ville que j’aime de tout mon cœur et où je ne vis plus. »

L’homme qui courait devant sa culpabilité. Nouvelles. 70 pages. Collection « Ecrire l’Afrique » ISBN : 978-2-343-03215-3 EAN : 9782343032153. Bientôt en librairie. Disponible aux Editions l’Harmattan au prix de 10, 50 € l’exemplaire. Courriel : harmattan1@wanadoo.fr Courrier : 5-7, rue de l’École-Polytechnique 75005 Paris.

IMG_1015-001Trois abécédaires faits de mots qui traduisent les réalités de la présence des Noirs en Suisse, des années 70 à ce jour. Ils sont originaires d’Afrique subsaharienne ; de l’ensemble indo-mélanésien ; du sud de l’Equateur et de pays qui se réclament d’une communauté géographique originelle (de Cuba au Brésil en passant par les USA, Saint-Domingue et les Antilles ; pour les Caraïbes, entendons Haïti, la Jamaïque et la République dominicaine). Ils ont en commun la couleur de peau. Ils se distinguent, les uns des autres, par leur provenance géographique et, forcément, socioculturelle ; ils sont différents par leur niveau de formation, leur statut professionnel ou marital et leurs traits de caractère. Ils ont en commun des origines liées à l’une ou l’autre de ces situations : la pauvreté ; l’absence de stabilité politique, avec en toile de fond des dictatures ou des guerres épisodiques fratricides ; avec en filigrane le maintien de leur pays dans une position de soumission extérieure, le pillage de leurs ressources naturelles ou l’omniprésence du néo-colonialisme. En dépit de ces aspects convergents ou divergents, ils ne partagent pas le même schéma d’intégration, une fois en Suisse. Leur fibre identitaire et leurs croyances jouent un rôle déterminant. Ils n’optent pas pour les mêmes démarches quant à leurs perspectives d’avenir. D’aucuns restent vivre en Suisse. D’autres s’en vont vivre ailleurs, à défaut d’un retour volontaire ou involontaire dans leur pays d’origine. Certes, ils font partie des 23 % d’étrangers qui peuplent une Suisse de huit millions d’habitants. Mais, ils connaissent les mêmes conditions d’existence influée, en grande partie, par une perception que toute société a de ses étrangers. La progression substantielle de leur présence en Suisse, comme dans le reste des pays européens, se confirme au jour le jour. Elle mérite une certaine visibilité en cela que des généralités, plutôt négatives, jusqu’à une certaine diabolisation, empêchent toujours de mieux les saisir. Ces généralités sont la source de leur malheur ou de leur bonheur où qu’ils se trouvent, dans n’importe quelle situation, en Suisse. Leur présence dérange, quand elle n’est pas juste tolérée.
Noirs de Suisse de Cikuru Batumike. 176 pages. Prix : 18 euros. Catégorie Sociologie. La Petite Collection. LESEDITIONSOVADIA 16, rue Pastorelli • 06000 Nice. ISBN : 9782363921130

Carnet de notes. Habitué aux courts séjours à Paris, Cikuru Batumike nous ouvre son journal. Il voit vivre le Paris qui éveille les sens par une symphonie d’images, de couleurs, de livres. La ville-lumière l’attire, mais c’est à la poésie qu’il cède avant tout. Sa poésie, personnelle, exprime toute sa sensibilité et présente un éclairage sur la place de la poésie africaine subsaharienne dans l’espace littéraire international contemporain.

« Après le Sud de l’Italie visité au pas de course en avril 2008, je me promettais de passer une semaine de balade dans la ville lumière qu’est Paris. Toucher le palpable. Voir ce qui est vrai. Comprendre ce qu’a été le Paris de la France profonde ; celui de la France d’aujourd’hui et de demain. Pour ne pas m’enliser dans mes schémas sur cette ville, du genre « tout y est parfait » ; pour ne pas rester dans des clichés sur l’homme parisien du genre « l’homme qui ne quitte pas son béret et sa baguette de pain ; c’est un homme malin, débrouillard et râleur ». Tout en reconnaissant que ces expressions toutes faites à la lettre ont permis à quelques Parisiens célèbres, tels Raymond Devos, Boris Vian et Jacques Prévert, d’inventer des courtes histoires, de faire rire et réfléchir ; tout en reconnaissant leur place dans le paysage culturel parisien, il n’en demeure pas moins que celles-ci ne suffisent pas à bien situer le Parisien dans son paysage. Au pays du cocorico et des gauloises, j’ai voulu, une fois pour toutes, avoir des perceptions qui collent au quotidien. J’ai eu l’opportunité de dépasser l’écran qui s’érige entre la réalité et ce qu’on croit être cette réalité. D’aller audelà du raccourci. D’aller d’un Paris à l’autre : mon pari fou en cet été 2010. Ce qui m’a amené à parler, tout librement, d’un autre pari fou ; une démarche d’écriture qui m’accompagne depuis ma tendre enfance : la poésie. Que ce soit cette poésie que j’aime ou celle qui soulève, dans mon esprit, de multiples questions. » ISBN : 9782332469175 Format : Roman (134×204) Nombre de pages : 84. Editeur : Edilivre Éditions APARIS 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis. Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 – mail : actualite@edilivre.com

Lettre à (de) l’amie qui me veut du bien. Nb de pages : 88, aux Editions Baudelaire, avril 2009. ISBN : 9782355081170. Les correspondances entre deux personnes aux origines culturelles éloignées, en terme géographique, se suivent mais ne se ressemblent pas. Les lettres de Marie Ito et de Cikuru Batumike, réunies ici, gardent un ton original. Au lieu d’être une perception née d’un choc de cultures, elles révèlent un échange qui ne se limite pas au seul cadre des référents culturels. Marie Ito porte son  intérêt à la quête de liberté et au renforcement d’identité de son correspondant suisse, tandis que ce dernier, au fur et à mesure de l’échange, manifeste un certain détachement à ses souvenirs ; ses écrits nés d’une blessure ; à une situation personnelle – sans les enfermer dans un coffret d’ébène – pour ponctuer d’autres sujets qui sont un rêve de tout un chacun : voir le ciel, la mer et la terre en parfaite symbiose. Comme eux, on éprouve le plaisir d’échanger, de raconter ses propres questionnements. Le recueil Lettres à (de) l’amie qui me veut du bien est né à la suite de leur rencontre, dans une Biennale de poésie de Liège.

Etre Noir Africain En Suisse. Intégration, Identité, Perception et Perspectives d’avenir d’une minorité visible. Editeur l’Harmattan. «Le meilleur terrain du racisme demeure le manque de compréhension et d’intérêt… pour l’Autre, l’étranger, le semblable.» Ces mots sont signés Cikuru Batumike, qui vient de publier un livre. Dans «Etre noir africain en Suisse», ce journaliste et écrivain d’origine congolaise a réuni les rares données disponibles sur cette «minorité visible». Histoire, économie, formation, culture, religion, il passe en revue tous les domaines possibles, sans oublier de donner des conseils pratiques et les bonnes adresses (associations, magasins, etc.). Il réfléchit de manière critique aux facettes de l’intégration, de l’identité, des perceptions, des perspectives d’avenir, bref sur la marge de manoeuvre des Noirs africains qui choisissent la Suisse, «entre l’indispensable démarche de se faire accepter par l’autre, les tracas de la vie quotidienne et le souci de faire accepter son identité». Intégration ou cohabitation ? Pour Cikuru Batumike, les tentatives de réponses restent des vœux pieux, à moins d’une «réelle politique des migrations capable de prendre en compte la question des représentations dominantes, qu’elles soient politiques ou économiques». swissinfo, Isabelle Eichenberger, in L’intégration en Suisse vue par des Africains, 8 juin 2006

Femmes du Congo-Kinshasa. Défis, acquis et visibilité de genre. Extrait : « Au fil du temps, un concept identitaire s’est mis en place : la femme congolaise prend de plus en plus conscience de son identité longtemps -et sciemment omnibulée par une volonté dominante et possessive- mâle. Elle s’est mise à parler pour soumettre ses aspirations de vie. Elle s’est mise à contester l’autorité du mâle et donner un sens à sa vie. De la soumission à la prise en main de son destin, le chemin parcouru reste long. Tout n’a pas été entrepris pour que la femme congolaise jouisse d’une grande considération quant au rôle qu’elle est censée jouer dans la société. Des acquis existent. Des défis, en grande partie, susceptibles d’en finir avec les discours, les promesses, les résolutions, les professions de foi et de poser des actes concrets en terme psychologique (adopter d’autres mentalités qui mettent la femme en confiance); culturel (en finir avec la chosification de la femme et se défaire du poids de certaines traditions qui l’amoindrissent dans sa personnalité); social (garantir l’instruction et l’accès de la femme aux postes de prise de position) ou juridique (actualiser les codes de la famille et du travail). Certes, des synergies ont vu ou voient le jour, oeuvres de quelques organisations féminines de la société civile. Mais, elles souffrent de l’absence d’une dynamique continuelle d’action, de l’absence de lobbying féminin ou de l’accompagnement de médias, d’un manque de collaboration ou d’entente entre les femmes, chacune voulant tirer la couverture de son côté. » Collection : études africaines. Ed. L’Harmattan, Paris. 100 pages. ISBN : 978-2-296-07779-9

Poésie: Entre l’enfermement et l’empathie, mon langage est celui de l’évasion. Trois recueils à ce jour. En dehors de poèmes publiés dans des recueils collectifs: Quatre poètes du Kivu; Anthologie Promesses au Centre africain de littérature, Kitwe-Zambie, etc.

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*Souffle (Éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1989), collection Poésie Toujours. Quatrième de couverture: « Ces poèmes constituent souvent de longues mélopées où le poète parcourt humainement et mystiquement la symbolique Toit du monde. Il y a nombre de notations politiques; la prison, la torture, Amnesty International sont nommés. Contre l’hypocrisie des hommes, Cikuru Batumike évoque son expérience de la souffrance, son vécu de « taulard ». S’identifiant à tous les martyrs, l’auteur apostrophe l’injustice. Voilà un sang dans ses justes colères. Un souffle militant du réel, un oeil constant lucide. « 

*Arrêt sur étroiture (Éditions Société des Écrivains, 2007).  « Ce titre est l’expression de la fracture de notre société. Une fracture symbolisée par un choix multiple de lieux de passage aussi étroits les uns que les autres : l’embarcation de fortune prise d’assaut par le clandestin en route vers les Canaries; le tunnel de la manche propice au fugitif qui veut rejoindre un autre rive; les vagues de la mer qui emportent les plus malchanceux des fugitifs ou ce tarmac d’un aéroport qui se découvre un matin avec un passager caché dans le train d’atterrissage de l’avion. Ces lieux de passage restent infranchissables parce qu’ils sont ultra étroits, protégés et interdits aux non ayants droit. L’arrêt, c’est l’instant où l’on investit un lieu où on n’a pas été attendu; c’est l’heure à laquelle on souhaite se trouver de l’autre côté de la frontière et prétendre à une vie digne. Certes, on s’arrête, par frayeur de se coincer dans une étroiture. On s’arrête devant un gouffre qui commence par une étroiture délicate à négocier. Mais, a-t-on le choix devant les contraintes environnantes de la vie ?  A-t-on le choix une fois poussé près de la falaise au-dessus de l’abîme, une fois agressé par sa propre société, une fois victime de la répression et de la destruction ? On affronte l’étroiture, par souci d’aller voir de l’autre côté, même inconnu, pour vivre. On accepte les conditions de passage, même les plus humiliantes, en ce lieu étroit. Pour exister ! Ils sont peu nombreux ceux qui passent les mailles du filet et accèdent à l’impénétrable. L’après étroiture n’est pas mieux. Une fois de l’autre côté, on frôle le vertige. C’est la désillusion, la souffrance, la résignation voire le silence. Arrêt sur étroiture est un questionnement perpétuel que je me pose sur les responsabilités des uns et des autres dans ce qui nous arrive. Dans cette tendance à privilégier l’Avoir à l’Etre. »  Dans le recueil de poèmes Arrêt sur étroiture de Cikuru Batumike résonnent les cris de désespoir de tous les exilés de la terre, de tous ces « sudistes » qui nourrissent les contingents d’immigrés échoués en Occident. Ceuta, Melilla, Sangatte, Lampedusa, mais aussi le Rwanda ou la République Démocratique du Congo servent de théâtres aux drames du déracinement et du racisme « ordinaire ». Interview de Cikuru Batumike, un écrivain bouleversé par les injustices de ce début de XXIe siècle, recueillie par Béatrice Roman-Amat in La voix des sudistes, Quinzaine littéraire, 16 décembre 2007.

*Lueurs enrhumées  aux éditions Société des Poètes Français, Paris. « Lueurs enrhumées traduit une époque et exprime un malaise. Face à une nature qui bascule vers un abîme terrifiant voire effroyable. Une nature prête à tomber avant de sombrer dans le précipice. Ce cauchemar est individuel. J’essaie de l’exorciser par ma poésie, ces mots , ces « anticorps » indispensables. Ma nature est cette belle femme qui a la malchance de se faire violer par l’homme qu’elle héberge; l’homme sans humilité; l’homme imbu de lui même, l’homme rapace. Finalement, l’homme animé, selon Hobbes, de pulsions violentes envers son espèce. Ma nature est cette belle femme qui, pour s’en sortir, essaie de retrouver sa force dans les lueurs du jour (représentées ici comme porteuses d’espoir, de voie). Malheureusement, ces lueurs qui doivent éclairer son visage sont blafardes  »  

Neufs longs poèmes constituent l’ensemble de ce recueil qu’a tenu à saluer le président de la Société des Poètes Français, Vital Heurtebize, en ces termes : « Votre poésie est de ce genre de poésie qu’il faut lire à voix haute pour en apprécier, mieux encore, le rythme vigoureux ; une poésie à faire entendre sur le forum car elle invective, elle dénonce, elle fustige. Vous illustrez cette deuxième fonction du poète qui consiste à veiller aux créneaux, à bousculer les bonnes consciences autrement qu’au journal de 20 heures. J’apprécie ! »

LUEURS ENRHUMEES, Editions Les Poètes Français, janvier 2011, Paris, 38 pages. Numéro ISBN 2.84529-114-0 Prix 15 euros. A commander auprès de la Société des Poètes Français, 16 rue Monsieur le Prince, 7006 Paris ou auprès de l’auteur, par simple courriel: cikurubatumike@hotmail.com

*Onze d’exil, femmes en création. Portraits de femmes en exil.

IMMIGRATION, INTERCULTUREL QUESTIONS DE GENRE.

Qu’ont en commun les femmes présentées dans cette plaquette? Elles sont exilées. La moitié d’entre elles vit en Suisse. L’autre moitié en France et au Canada. Loin de leurs pays respectifs, elles sont restées actives. Dans la création. Qu’elle soit artistique, littéraire ou qu’elle se consacre à la recherche des solutions aux questions sociétales. Ces femmes ont été élevées dans la conviction que leur parcours ne s’efface pas forcément devant la dureté de la vie d’exil. Bien au contraire, cela les pousse à redresser la tête. A faire leurs preuves. A agir dans leur domaine de compétence. Pour faire avancer les choses. Dans ce recueil de portraits que j’ai voulu féminin pluriel, je présente un choix. Celui des rencontres –et des lectures- qui m’ont marqué dans l’exercice de mon métier. Elles s’appellent Ghislaine, Fatma, Myriam, Marie-Andrée, Maya, Berthe, Anaïs, Laure-Ednie, Fatou, Ananda et Hermine. Onze d’exil comme le onze d’une équipe de femmes qui ne demande qu’à être jugée non pas sur son appartenance au monde d’exil, mais sur la pertinence de ses actions. Onze d’exil, femmes en création de Cikuru Batumike aux éditions L’Harmattan, avril 2011 ISBN : 978-2-296-54408-6 • avril 2011 • 76 pages. Prix éditeur : 8 € 7,60 € / 50 FF